En France, l’Isolation Thermique par l’Intérieur (ITI) constitue le mode d’isolation dominant depuis près de 50 ans. L’accroissement des exigences en matière d’efficacité énergétique a contraint les industriels à imaginer des solutions innovantes pour limiter les déperditions inhérentes à ce mode d’isolation.

  • L'ITI en France

  • 0%
    des bâtiments en ITI
  • 20 à 40 % Surcoûts ITE vs ITI

Intérieur/extérieur : on refait le match

Plus de 60%* des bâtiments collectifs résidentiels et sociaux construits en France sont aujourd’hui isolés par l’intérieur. La principale explication tient dans les conditions climatiques relativement clémentes dont nous bénéficions sous nos latitudes. La situation est tout autre dans les pays du nord de l’Europe où la rigueur de l’hiver impose des « isolations manteaux » par l’extérieure (ITE).

*Source : https://www.qualitel.org/professionnels/zoom-isolation-2019/

Exemple d'isolation thermique par l'extérieur

Isolation "manteau" par l’extérieur (ITE)

Nous sommes au début des années 70, en plein choc pétrolier : les premières contraintes en matière d’isolation thermique s’abattent sur les constructeurs français. A l’époque, l’utilisation du béton dans les collectifs d’habitations, constitue la norme depuis déjà belle lurette.

L’isolation thermique par l’intérieur (ITI) est la première réponse apportée par le marché. L’amicale pression des architectes n’y est sans doute pas étrangère : les pros de la conception apprécient la liberté que ce mode d’isolation leur laisse dans le façonnage extérieur des façades béton.

Elle plaît aux architectes, elle s’inscrit dans l’histoire industrielle du pays… L’ITI est par ailleurs moins chère et plus simple à mettre en œuvre que l’ITE. Restait à régler la question des ponts thermiques (30% des déperditions totales dans les bâtiments en ITI). Pour répondre à cette problématique, les industriels – en France et ailleurs – ont mis au point les rupteurs modernes à force de science, de recherches et d’expérimentations.

Haro sur les déperditions
La RT 2012 vise à diviser par trois la consommation énergétique des bâtiments neufs par rapport à l’ancienne norme RT 2005. Une nouvelle réglementation thermique 2020 est en préparation. Elle devrait imposer une progression de la performance énergétique globale des ouvrages auxquels les concepteurs et les constructeurs industriels doivent se préparer.

Le succès d’une ITI dépend en grande partie du bon traitement des liaisons avec les autres parois, ainsi que des traversées et incorporations. Le but est d’éviter tout défaut localisé d’isolation thermique, d’étanchéité à l’air ou à la vapeur d’eau qui détériorerait la performance globale du système.

Fédération française du bâtiment – Septembre 2014
  • 0 Entrée en vigueur de la RT 2012
  • 0%
    Economie d’énergie RT 2012 vs 2005
  • 0 W/(m.k) Psi max de déperdition (RT 2012)
  • 0%
    Taux de déperdition sans rupteurs
  • 0 milliards kWh Économies attendues d’ici 2020

Plancher/façade : le maillon faible de l’ITI

Dans les bâtiments isolés par l’intérieur, les rupteurs thermiques jouent un rôle prépondérant dans la continuité de l’isolation. Elle est assurée par l’isolant du rupteur qui peut être constitué de différentes matières (polystyrène, laine de roche, laine de verre, etc.). Chacun de ces isolants possède des propriétés de conductivité thermique qui lui sont propre.

Les rupteurs sont également impliqués dans la stabilité de l’ouvrage grâce à un système combinant des barres d’armatures horizontales et, dans le cas du Slabe, des profilés métalliques. Ce dispositif est conçu pour supporter les charges verticales de plancher ainsi que des efforts de cisaillement horizontal (vent ou effets thermiques de façade).

Chassez le naturel, il revient au galop
Dès 2010, quand le spectre de la RT 2012 a commencé à se profiler, l’Isolation Thermique par l’Extérieur (ITE) a connu un réel regain d’intérêt. Cette tendance a duré 2 à 3 ans. Le secteur français de la construction est revenu à l’isolation thermique par l’intérieur en raison du surcoût et des sinistres générés par l’ITE.

La majorité des bâtiments en béton armé sont isolés thermiquement par l'intérieur

Un bâtiment isolé par l’intérieur présente les plus importantes déperditions d’énergie à la liaison entre les planchers et la façade. Avec l’entrée en vigueur de la RT 2012, le traitement de ces ponts thermique est devenu une priorité. La réglementation impose désormais un ratio de transmission thermique linéique Ψ inférieur à 0.6 W/(m.K) au niveau de ces points sensibles.

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